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La politique de la SCH sur les dons de plasma rémunérés

Les produits venant de dons de plasma rémunérés considérés sécuritaires par les organismes de réglementation du système de distribution du sang du monde entier

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé son intention de déposer un projet de loi visant à interdire le paiement des donneurs de plasma (http://news.ontario.ca/mohltc/fr/2014/03/preserver-le-systeme-benevole-de-don-de-sang-de-lontario.html).

La SCH souhaite mettre en évidence quelques faits très importants en lien avec les dons de plasma rémunérés et la décision du gouvernememt de l’Ontario.

  1. Une de nos principales préoccupations est que de nombreuses personnes atteintes de troubles de la coagulation reçoivent des produits dérivés du plasma de donneurs américains rémunérés. Ces troubles comprennent les déficits en facteurs I, II, V, VII, IX, X, XI et XIII. Certaines personnes atteintes de la maladie de von Willebrand reçoivent des produits dérivés du plasma de donneurs américains rémunérés. Les personnes qui présentent des inhibiteurs reçoivent souvent des produits dérivés du plasma de donneurs américains rémunérés. Cette décision ne doit pas être considérée comme un message indiquant que ces produits sont moins sûrs. Bien que la déclaration du gouvernement de l’Ontario ne mentionne pas expressément que les dons de plasma payés sont moins sûrs, on peut facilement en venir à cette conclusion, étant donné que peu d’autres raisons sont invoquées pour justifier la décision. Les produits venant de donneurs de plasma rémunérés sont considérés comme sécuritaires par les organismes de réglementation du système de distribution du sang du monde entier.
  2. Des milliers d’autres Canadiens comptent sur les produits venant de donneurs de plasma rémunérés pour leur santé et leur vie.
  3. La SCH pense que la décision prise par le gouvernement de l’Ontario de ne pas permettre l’ouverture de ces centres constitue une réponse à la pression de l’opinion publique, et non pas une décision fondée sur la science et l’éthique. Au cours des 20 dernières années, l’industrie du plasma a développé des procédures bien documentées et efficaces pour s’assurer que le plasma soit recueilli en toute sécurité, tant pour les donneurs que pour les receveurs.
  4. L’interdiction des dons de plasma venant de donateurs rémunérés en Ontario n’aura aucune incidence sur les produits que reçoivent les patients au Canada. Les patients canadiens continueront de recevoir des produits qui, pour la plupart, sont fabriqués à partir de plasma de donneurs américains rémunérés. Seulement 3 des quelque 30 produits dérivés du plasma qui sont utilisés par des Canadiens sont fabriqués, en totalité ou en partie, à partir de plasma provenant de donneurs non rémunérés par Héma-Québec et la Société canadienne du sang (SCS). Cette décision signifie, cependant, que le Canada ne contribuera pas à l’approvisionnement mondial en protéines plasmatiques essentielles; la grande dépendance mondiale à l’égard des États-Unis en tant que principale source de plasma se poursuivra.
  5. La SCH comprend les réactions négatives qu’ont de nombreuses personnes à l’idée de payer le plasma. Dans les années 1970 et 1980, époque où les mesures de contrôle de la qualité et de la sécurité faisaient cruellement défaut, le plasma venant de donneurs rémunérés a joué un rôle important au Canada dans la tragédie du sang contaminé. L’emplacement d’au moins un des centres, situé tout près des populations vulnérables, n’a rien fait pour apaiser ces craintes.
  6. Entre-temps, la SCH continuera de travailler avec Héma-Québec et la SCS à encourager les dons de sang et de plasma de donneurs non rémunérés et à assurer l’utilisation maximale de tous les composants. Par exemple, on a annoncé en septembre 2013 le Projet Récupération, visant à utiliser l’excédent de protéines de facteur VIII contenu dans le plasma canadien collecté par la SCS pour en faire des médicaments susceptibles de sauver la vie des patients atteints d’hémophilie dans les pays en développement.