Nos partenaires











Société canadienne du sang - 26 novembre 2007


   


COMMÉMORATION DE LA TRAGÉDIE DU SANG CONTAMINÉ - La Société canadienne de l’hémophilie se souvient… et porte un regard vigilant vers l’avenir



Au nom de la Société canadienne de l’hémophilie, je tiens d’abord à remercier la Société canadienne du sang d’avoir accepté de nous écouter et d’appuyer notre Programme de commémoration de la tragédie du sang contaminé au Canada.

Nous plantons aujourd’hui un premier arbre de ce qui deviendra, espérons-le, une véritable petite forêt commémorative à l’échelle du pays. Cet arbre est un puissant symbole.

Les gens qui l’apercevront dans cet endroit public y verront un monument d’espoir. Bref, nous voulons donner espoir aux Canadiens qui ont été infectés par le virus de l’immunodéficience humaine ou celui de l’hépatite C, ainsi qu’à tous ceux et celles qui pourraient avoir besoin d’une transfusion sanguine à un moment quelconque de leur vie.

Lorsque les employés de la Société canadienne du sang se rendront au travail, cet arbre leur rappellera qu’ils ont une mission importante à accomplir et que la population canadienne compte sur eux pour ce qui est d’assurer la sûreté et la suffisance de l’approvisionnement en sang.

Les passants qui chercheront refuge à l’ombre de cet arbre partageront, pendant un moment, la vision de la Société canadienne de l’hémophilie qui veut éradiquer la souffrance et la douleur causées par les troubles héréditaires de la coagulation.

La force et la beauté de cet arbre représenteront en quelque sorte la qualité de notre système d’approvisionnement en sang – peut-être le meilleur au monde – comme en témoignent les excellents résultats publiés dans notre Bulletin 2005-2007 du système canadien d’approvisionnement en sang en ce qui a trait à la sûreté et de la suffisance des réserves de sang.

Pour favoriser la croissance de cet arbre, la Société canadienne de l’hémophilie et la Société canadienne du sang ont accepté d’en faire l’entretien et la protection. Ce travail concerté symbolise notre promesse et notre engagement à toujours faire preuve de vigilance afin d’éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.

Rappelez-vous que nous ne plantons aujourd’hui que le premier arbre de notre forêt. La Société canadienne de l’hémophilie travaille de pair avec le gouvernement fédéral afin de proclamer le 27 octobre « Journée nationale de commémoration de la tragédie du sang contaminé » au Canada.

Des centaines d’autres arbres seront plantés dans des champs, des jardins et des arrière-cours, sur des fermes et en bordure de cours d’eau. De fait, plusieurs proches et amis des victimes de cette tragédie ont l’intention de planter des arbres commémoratifs dans des endroits paisibles pour leur rendre hommage. Voilà autant de gestes personnels qui feront grandir notre forêt.

Chacun de ces arbres sera non seulement un monument érigé à la mémoire des milliers de Canadiens qui sont morts à la suite de cette tragédie, mais constituera aussi une véritable source d’espoir.

En terminant, je voudrais saluer et remercier les nombreux membres de la Société canadienne de l’hémophilie qui sont des nôtres aujourd’hui. Cette cérémonie vous fera sans doute revivre certains souvenirs parfois douloureux. Puissiez-vous y trouver une nouvelle source d’espoir.

Merci.

- Pam Wilton, présidente de la Société canadienne de l'hémophilie








Pour plusieurs d’entre nous, cette journée de rassemblement est une source d’émotions contradictoires. D’une part, nous ressentons de la tristesse en pensant au grand nombre de personnes qui ont succombé inutilement au syndrome d’immunodéficience acquis (sida). D’autre part, ceux et celles qui ont été touchés par la tragédie du sang contaminé se réjouissent en quelque sorte à l’idée que tous les arbres commémoratifs qui seront plantés à l’échelle du pays rendront hommage aux nombreuses victimes qui sont décédées après une lutte courageuse contre cette maladie.

Il y a 25 ans que les premiers décès attribuables au sida sont survenus au Canada. Peu après, cette maladie a commencé à faire des ravages chez les individus qui avaient besoin de sang et de produits sanguins pour assurer leur survie. Personne ne pouvait alors prédire l’ampleur de la tragédie qui se préparait. Les chercheurs ont fini par cerner la source du problème : un agent infectieux véhiculé par le sang et transmissible par transfusion sanguine.

Nous avons appris plus tard que les produits sanguins administrés aux personnes atteintes d’hémophilie – un trouble de la coagulation touchant principalement les hommes – risquaient d’être contaminés par cet agent.

À cette époque, on administrait aux hémophiles des perfusions de concentrés de facteur de coagulation fabriqués à partir du sang. Or, ces produits qui étaient censés leur offrir une vie « normale » ont empiré les choses dans bien des cas.

Nous avions l’impression d’avoir été trahi au plus haut point par ceux qui avaient été nommés pour gérer le Système d’approvisionnement en sang, ceux à qui nous faisions confiance pour nous fournir des produits sûrs et efficaces afin d’assurer notre survie.

Nous sommes rassemblés aujourd’hui, dix ans après le dépôt du Rapport Krever, pour poursuivre notre chemin sur la voie de la guérison.

- Elaine Woloschuk, présidente du Comité organisateur de la Commémoration







Photo de l'arbre en pleine santé prise en juin 2014.