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Co-infection - Hépatite C et VIH


La co-infection par le virus de l'hépatite C et par le VIH signifie qu'une personne a contracté et le virus de l'hépatite C et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du syndrome d'immunodéficience acquise (sida). Il n’est pas rare que les personnes qui ont contracté le VIH souffrent aussi d'hépatite C. Presque toutes les personnes hémophiles qui ont contracté le VIH sont aussi porteuses du virus de l'hépatite C parce que les deux virus leur ont été transmis par des produits sanguins contaminés. Le fait d'avoir contracté le VIH accroît le risque de présenter plus tôt des maladies hépatiques graves. Ce phénomène serait dû au fait que le VIH atténue la réponse immunitaire et permet au virus de l'hépatite C de progresser plus facilement.

Le traitement de l'hépatite C est-il différent en présence d'une co-infection ?

  • Le traitement de l'hépatite C n'est efficace que si le VIH est bien maîtrisé. En général, on considère que l'infection au VIH est bien maîtrisée lorsque les analyses sanguines montrent une numération des CD4 (antigènes de surface présents sur les lymphocytes T auxiliaires très importants pour la résistance contre les virus) supérieure à 250 et que la charge virale du VIH est faible ou indécelable.
  • Les personnes co-infectées répondent plus tardivement à l'interféron. Votre médecin vérifiera probablement l'efficacité du traitement contre l’hépatite C après douze semaines en mesurant l’ARN du VHC s’il est toujours perceptible.
  • Les personnes sidéennes sont plus sujettes aux infections. Étant donné que l'interféron diminue la numération des globules blancs, des infections bactériennes inhabituelles peuvent survenir durant le traitement contre le VHC.
  • Certains médicaments anti-VIH sont nocifs pour le foie. Les effets négatifs sur le foie s'estomperont généralement si le médicament est cessé ou si la dose est diminuée. Les médicaments anti-VIH les plus dommageables pour le foie sont le ritonavir, le d4t/stavudine et la névirapine.
  • Chez les personnes hémophiles co-infectées, il faut individualiser avec soin la posologie de certaines associations médicamenteuses contre le VIH pour en réduire la toxicité.

Que dire de la transplantation hépatique ?

Autrefois, la transplantation hépatique était exclue chez les personnes qui avaient contracté le VIH et l'hépatite C, mais ce n’est plus le cas.

  • Vous devez demander l'opinion de votre centre local de transplantation.
  • Essais cliniques : La Société canadienne de l'hémophilie (SCH) peut informer les personnes co-infectées (dont le VIH est sous contrôle) au sujet des protocoles d'essais cliniques en cours sur les transplantations hépatiques et leur fournir les coordonnées des médecins qui y participent.
  • Transplantation hépatique aux États-Unis : Le coût d'une transplantation du foie aux États-Unis est considérable, soit environ 200 000 $US à l’heure actuelle
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Que faire en cas de co-infection ?


  • Discuter des risques potentiels des associations thérapeutiques avec le médecin et le pharmacien.
  • Faire vérifier régulièrement les taux d'enzymes.