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Sarah

Je m'appelle Sarah Bradshaw. Une des nombreuses choses que je fais à la Société canadienne de l'hémophile est de cosigner la filière jeunesse du bulletin L'hémophilie de nos jours. Je suis atteinte de la maladie de von Willebrand, mais c'est seulement à l'âge de 12 ans que j'ai appris que j'avais la maladie parce que j'ai alors commencé à avoir des problèmes de saignement. Tout ce que je savais, c'est qu'il y avait des antécédents de problèmes de saignement dans ma famille, mais j'ignorais que je pouvais être touchée. J'ai dû faire de nombreuses visites au Hospital for Sick Children, au centre-ville de Toronto, pour y subir toutes sortes de tests dont je n'avais jamais entendu parler, et ce avec de nombreux médecins. On a fini par établir un diagnostic et j'ai ensuite fait la rencontre de bénévoles très dévoués de la Région de Toronto et du centre de l'Ontario et de la SCH.

Cet été-là, j'ai fait ma première excursion en canot avec le groupe des jeunes d'Hémophilie Ontario. J'y ait fait la connaissance de gens qui, j'en suis convaincue, demeureront des amis pour le reste de ma vie. J'ai continué de participer aux excursions d'hiver et d'été pendant quelques années. Nous avons alors lancé l'idée de mettre sur pied un comité jeunesse en Ontario et nous n'avons pas arrêté depuis. Ce comité provincial a fini par donner naissance à un comité national jeunesse. Nous avons également mis à contribution notre expérience pour aider à la mise en œuvre de programmes jeunesse dans nos régions respectives.

Les choses bougeaient rapidement. Puis, comme le veut la loi de Murphy, si quelque chose peut aller mal… et c'est ce qui est arrivé. J'ai été élevée dans une famille où le hockey était une religion et même si j'étais atteinte de la maladie de von Willebrand, je n'étais certainement pas pour accrocher mes patins après dix ans de compétition. J'avais reçu une bourse d'études et une carrière m'attendait. Le problème est que j'ai toujours eu des articulations excessivement flexibles et lâches, même si cela ne m'avait jamais vraiment causé de difficultés, du moins pas au point de menacer ma carrière. En décembre 2006, les médecins ont tenté de drainer mon genou, ce qui a donné lieu au pire scénario auquel je pouvais m'attendre : il faillait que je subisse une intervention chirurgicale. Pas une chirurgie mineure, mais une reconstruction totale des os et des muscles, ce qui allait mettre fin à ma carrière de joueuse de hockey. Ce fut un changement difficile à accepter, mais je crois qu'à long terme, ce sera mieux ainsi.

J'ai subi mon opération au genou en avril 2007. Bien que je ne pourrai plus jamais jouer au hockey au niveau de compétition auquel j'étais habituée, je vais sûrement recommencer à patiner. J'ai maintenant plus de temps pour faire des choses que je n'avais pas le temps de faire avant, surtout avec la SCH. Je suis la coprésidente du Comité national jeunesse, une responsabilité que je n'aurais jamais pu assumer si j'avais poursuivi ma carrière de hockeyeuse. Cette expérience m'a appris que des choses comme celles-là ne se produisent pas pour rien, qu'il y a toujours une bonne raison et quelque chose de positif qui en ressort.

Si vous avez le temps de participer à une activité jeunesse de votre section, ne restez pas là les bras croisés, allez-y ! C'est une excellente occasion de rencontrer des gens et de faire des choses que vous ne feriez pas ailleurs. Prenez l'habitude de lire notre chronique pour savoir ce qui se passe dans votre région et n'oubliez pas de visiter notre site web pour connaître tous les détails. Si vous êtes intéressé à vous impliquer davantage, ou si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous faire parvenir un courriel et nous ferons tout en notre possible pour vous aider.

- Été 2007