Nos partenaires











Projets de recherche subventionnés en 2015

TDMp-HR : Une nouvelle technique d'imagerie détecte les pathologies de la microarchitecture du squelette chez les patients atteints d'hémophilie


Dre Adrienne Lee
University of Calgary (Alberta)
Deuxième année de subvention

Co-investigateurs :
Dr Man-Chiu Poon, University of Calgary
Dr Steven Boyd, University of Calgary
Dr Gregory Kline, University of Calgary

Le concept de traitement complet de l'hémophilie a donné lieu à une importante amélioration de la survie, à une meilleure préservation de la fonction articulaire et à un accroissement de la qualité de vie. On s'intéresse désormais aux problèmes entourant le vieillissement de la population hémophile.

L'ostéoporose pose maintenant un problème particulier aux personnes atteintes d'hémophilie et plusieurs études font état d'une faible densité minérale osseuse (DMO) à un âge précoce chez une portion importante de cette population. Une DMO faible prédispose aux fractures; or cette complication se révèle difficile et coûteuse à traiter chez les personnes hémophiles en raison de leur trouble hémorragique sous-jacent. On ignore pourquoi les personnes hémophiles présentent une DMO faible, étant donné qu'il s'agit en général d'un problème observé chez les femmes postménopausées. L'objectif de ce projet est d'utiliser une nouvelle technologie d'imagerie appelée TDMp-HR (tomodensitométrie périphérique de haute résolution) qui permet de visualiser la structure osseuse en trois dimensions. Les renseignements ainsi obtenus et les marqueurs du métabolisme osseux peuvent nous informer sur la résistance osseuse, les changements de densité osseuse et la raison potentielle de ces anomalies chez les personnes atteintes d'hémophilie. Nous espérons que les résultats de notre étude faciliteront le dépistage des carences osseuses chez les personnes hémophiles vieillissantes exposées à un risque de fracture qui pourraient alors bénéficier de mesures de prévention hâtives.

DDAVP ou exercice chez les patients atteints d'hémophilie A légère – quelle est la meilleure option et agissent-ils en synergie pour améliorer l'hémostase?


Dr Manuel D. Carcao
Hospital for Sick Children – Toronto;
Première année de subvention

Co-investigateurs :
Vanessa Bouskill, M. Sc., inf. sp., IP, Hospital for Sick Children – Toronto;
Dre Michelle Sholzberg, St. Michael’s Hospital – Toronto

Afin de réduire les risques de saignement, les personnes atteintes d'hémophilie doivent faire augmenter leurs taux de facteurs sanguins. Pour ce faire, les personnes atteintes d'hémophilie A légère peuvent utiliser la DDAVP. La DDAVP fait augmenter temporairement le taux de FVIII dans le sang (pendant environ 12 heures) en faisant passer le FVIII de ses sites de stockage vers la circulation. La DDAVP peut être administrée au moyen d'un vaporisateur nasal.

Notre groupe a montré qu'une séance d'exercice d'environ 15 minutes sur un vélo stationnaire permet d'accroître le taux de FVIII de la même façon et au même degré que la DDAVP. Ainsi, en soi, l'exercice pourrait protéger les personnes atteintes d'hémophilie A légère contre les saignements et rendre le recours à la DDAVP superflu.

Nous souhaitons étudier ce phénomène auprès de 40 sujets de sexe masculin (âgés de 12 à 40 ans) atteints d'hémophilie A légère. Ils seront séparés en deux groupes : le groupe 1 recevra la DDAVP, tandis que le groupe 2 se soumettra à un entraînement. Tous les sujets subiront ensuite des contrôles sanguins. Après quoi, ils bénéficieront de l'autre intervention, ce qui permettra de vérifier si l'association DDAVP plus exercice améliore la coagulation plus que ne le font l'exercice ou la DDAVP seuls.

Nous prédisons que l'exercice et la DDAVP entraîneront des effets similaires en améliorant la fonction coagulante. Si notre étude réussit, elle aura pour effet que les personnes atteintes d'hémophilie A légère pourraient ne plus avoir besoin de recevoir de DDAVP tout en étant rassurées sur le fait qu'elles peuvent faire de l'exercice avec un risque moindre de saignement à la condition d'effectuer un réchauffement approprié et d'augmenter ainsi leur taux de FVIII avant une activité sportive comportant un risque de saignement.

Arthropathie hémophilique de la cheville : À quel âge est-elle détectable?


Kathy Mulder, pht
Health Sciences Centre – Winnipeg
Une année de subvention

Co-investigateurs :
Dre Kristy Witmeier, Centre for Health care Innovation – Winnipeg Regional Health Authority
Matthew Thiessen, pht, Health Sciences Centre – Winnipeg

Le but du projet est de passer en revue les indices de santé articulaire des chevilles de tous les participants à la Canadian Escalating Dose Prophylaxis Study. L'articulation de la cheville est souvent affectée chez les personnes qui souffrent d'hémophilie. La douleur chronique et la perte de mobilité peuvent s'installer tôt au cours de la vie. La dégénérescence progresse habituellement assez rapidement et nécessite le port de chaussures orthopédiques, l'utilisation d'aides à la mobilité et le recours à la chirurgie articulaire.

Nous avons observé qu'il pourrait y avoir deux périodes clés au cours desquelles les enfants sont plus susceptibles de manifester des signes d'atteinte à la cheville. Le but de ce projet est d'analyser en détail les indices de santé articulaire pour confirmer cet état de fait.

Si un modèle se dégage, il pourrait être possible d'adapter les interventions, par exemple le traitement prophylactique, la physiothérapie, la modification de chaussures et la sélection des activités, afin de mieux protéger les chevilles durant certaines périodes critiques de la croissance et du développement dans le but de retarder ou de prévenir la maladie articulaire chronique des chevilles.