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Prise en charge de la douleur


« C’est très difficile d’expliquer à quel point la douleur chronique peut nous envahir, jusqu’à affecter tous les aspects de notre vie. Elle est toujours là. Comment faire comprendre ça aux gens? La douleur, c’est quelque chose que tout le monde connaît à un moment donné, mais peut-être pas 24 heures sur 24, sept jours sur sept, nuit et jour. »
– Homme de 50 ans atteint d’hémophilie

Les gens qui vivent avec l’hémophilie ou d’autres troubles de la coagulation sont des experts dans le traitement d’urgence des saignements. Par contre, ils connaissent moins les méandres du contrôle efficace de la douleur, et ce, même si certains vivent depuis nombre d’années avec une douleur constante. C’est quelque chose qu’ils endurent souvent seuls et en silence.

Si invisible soit-elle, la douleur projette son ombre bien au-delà de la personne directement touchée. En fait, elle affecte rarement une seule personne et les proches peuvent difficilement ignorer la souffrance éprouvée par un des leurs, même s’ils sont parfois mal équipés pour composer avec la situation. L’entourage est indéniablement affecté par la douleur d’un être cher et à plus d’un égard : émotions, vie sociale, fréquentation scolaire, obligations économiques et vie spirituelle. Tout cela varie selon chaque famille qui compte parmi ses membres une personne atteinte d’un trouble de la coagulation.

La plupart des professionnels de la santé et des patients connaissent très bien les quatre signes vitaux habituellement vérifiés d’emblée à chaque examen médical. Ce sont la tension artérielle, la fréquence cardiaque, la température et le rythme respiratoire. Pourtant, la raison la plus fréquemment invoquée pour consulter un professionnel de la santé est la douleur. En 1995, le terme « cinquième signe vital » est apparu, comme quoi la douleur aussi mérite d’être mesurée et traitée.

En reconnaissant la douleur comme le cinquième des signes vitaux, on ramène son évaluation à l’avant-plan et on permet aux patients et à leurs proches de créer une alliance avec les professionnels de la santé pour atteindre un but commun : soulager la souffrance. Contrairement aux autres signes vitaux, aucun appareil ne permet de mesurer la douleur. Il faut plutôt l’évaluer en posant des questions au patient et en observant son comportement.

Dans l’hémophilie, la douleur est habituellement de deux types :
  • la douleur aiguë, habituellement attribuable à un saignement dans une articulation ou un muscle et, plus rarement, consécutive à une chirurgie.
  • la douleur chronique, associée à une dégénérescence articulaire ou à d’autres complications à long terme de l’hémophilie.

Il est important de bien contrôler la douleur dès les premières heures qui suivent un épisode hémorragique pour empêcher le patient de souffrir. En effet, si elle n’est pas soulagée, la douleur risque de retarder le rétablissement et pourrait passer de « aiguë » à « chronique ». Quand il faut intervenir pour mieux contrôler la douleur chronique, on essaie de ne pas nuire au bon fonctionnement des patients au quotidien. L’objectif final est donc d’atteindre un équilibre entre un soulagement efficace de la douleur, des effets secondaires tolérables, s’il y en a, et le moins d’effet sédatif possible.

Les personnes qui souffrent et leurs proches doivent savoir que la douleur se traite. Pourquoi souffrir en silence?  Abordez le sujet avec votre équipe clinique, vous pourrez établir ensemble une stratégie adaptée à vos besoins.




Livret : La douleur : Le cinquième signe vital
Le contrôle de la douleur chez les personnes atteintes de troubles de la coagulation.

Affiche : La douleur : Le cinquième signe vital
Affiche de 17 x 22 pour les centres de traitement







Passeport vers le mieux-être -
Carte routière du traitement de la douleur

Sensibiliser les gens aux façons de traiter la douleur.