Il est très important qu'une femme atteinte d'un trouble de la coagulation puisse se fier à une équipe de médecins qui l'aideront tout au long de sa grossesse. Cette équipe devrait comprendre :
Les femmes atteintes de certains troubles de la coagulation peuvent présenter plus de fausses-couches (avortements spontanés), surtout durant le premier trimestre. Ces troubles de la coagulation sont :
Oui, les concentrés de facteur dérivés du plasma peuvent transmettre le parvovirus. En temps normal, ce virus commun n'est pas dangereux pour l'être humain. Il peut par contre provoquer une fausse-couche (avortement spontané) chez les femmes enceintes. C'est pourquoi les femmes enceintes ou qui risquent de le devenir devraient éviter les concentrés de facteur faits de plasma, si possible. Les solutions de rechange sont les suivantes :
Non. En fait, pour bien des femmes, c'est le contraire. Elles sont exposées à un moins grand risque hémorragique qu'en temps normal. Cela est dû à une élévation des taux d'hormones durant la grossesse qui stimule la production des protéines de la coagulation sanguine. Ainsi, les taux de facteur de von Willebrand et de facteur VIII et d'autres facteurs de la coagulation sanguine, à l'exception du facteur IX, s'élèvent pour atteindre un taux presque normal chez les femmes enceintes atteintes d'un trouble de la coagulation. La plupart des femmes présentent moins de problèmes hémorragiques durant la grossesse ou au moment de l'accouchement.
Les taux de coagulation doivent néanmoins être surveillés, surtout à mesure que la date de l'accouchement approche. De cette façon, les médecins sauront s'ils doivent préparer des traitements en prévention de possibles complications. Certains des facteurs de la coagulation dont les femmes atteintes de troubles de la coagulation ont besoin sont rarement utilisés. La banque de sang de l'hôpital devra être avisée à l'avance pour pouvoir fournir sans délai les concentrés de facteurs nécessaires, au besoin.
La desmopressine peut aussi être prescrite pour faire augmenter les taux de facteur de von Willebrand et de facteur VIII durant l'accouchement.
Si les tests ont confirmé qu'une femme risque de présenter une hémorragie durant ou après l'accouchement, les traitements préventifs s'imposent, notamment :
L'allaitement permet de maintenir des taux d'hormones aussi élevés que durant la grossesse. Cela protège les nouvelles accouchées des saignements qui persistent durant les semaines suivant l'accouchement (post-partum). Les femmes qui n'allaitent pas voient leurs taux d'hormones chuter, ce qui peut abaisser les taux de facteurs de la coagulation. Elles peuvent alors manifester des problèmes de saignement au cours des semaines suivant l'accouchement.
Les femmes atteintes de certains troubles de la coagulation peuvent présenter des problèmes hémorragiques en post-partum, qu'elles allaitent ou non. Ces troubles de la coagulation sont :
Toutes les femmes doivent être surveillées de près pour le dépistage d'hémorragies au cours des heures, des jours et des semaines qui suivent l'accouchement. Les analyses sanguines suivantes s'imposent :
Les transfusions de concentrés de facteurs et même de globules rouges peuvent être nécessaires.
Les bébés atteints d'hémophilie A et B, de maladie de von Willebrand et d'autres déficits en certains facteurs font rarement des hémorragies au moment de la naissance.
Les exceptions sont :
Il est recommandé de tout faire pour que l'accouchement se passe aussi en douceur que possible pour le bébé. De plus, on ne recommande pas la circoncision à moins d'avoir pu confirmer l'absence de troubles de la coagulation chez le bébé.
Si les parents soupçonnent un trouble de la coagulation chez leur bébé, ils peuvent :